03 janvier 2007

NOTE PLUS ANCIENNE
Rohan, Fontainebleau, Lamartine, des actes volés ? Quel généalogiste n'a pas eu un jour l'immense déception de voir une page de registre arrachée ? C'est toujours précisément celle comportant le mariage tant recherché d'un aïeul introuvable par ailleurs. Cette pratique était hélas courante au XIXe siècle et encore au milieu du XXe siècle. Elle se fait plus rare en raison d'une meilleure prise de conscience (on l'espère) et sans doute aussi d'une meilleure surveillance. Mieux même, cette vigilance s'accompagne de toute une politique de réintégration, voire de rachat. Vous avez lu ici même l'histoire d'une très onéreuse réintégration d'actes notariés signés Richelieu. Le cas est loin d'être isolé. La Commission des Archives Notariales du très sérieux Conseil Supérieur des Archives fait état de plusieurs réintégrations de minutes notariales passant en vente publique. Ainsi, après expertise, une procuration de 1789, signée Rohan-Guéménée et mise en vente à l'hôtel Drouot a été revendiquée avec succès par la direction des Archives de France. Cet acte avait été détourné du minutier du notaire Gondouin, avec les trois quarts des actes de l'année 1789. De même, un marché de transport de pierre au château de Fontainebleau, passé en 1632 avec l'architecte Androuet du Cerceau, a repris le chemin des Archives départementales de Seine-et-Marne qu'il n'aurait jamais dû quitter. Plus amusant, les services redécouvrent de temps en temps des archives que l'on croyait disparues. Par exemple, un lot de 19 minutes d'actes, concernant la famille d'Angennes entre 1582 et 1617, a subi un transfert de quelques mètres. Aux archives nationales, il a été déménagé depuis la section des Archives privées jusqu'au Minutier central des notaires. Ces minutes (qui avaient été réellement volées sans doute au XIXe siècle) avaient été achetées en 1960 avec d'autres documents de statut privé sans qu'on ait pensé alors à les réintégrer dans leur fonds d’origine. Toutefois, il ne faut pas confondre un acte original et sa copie. Le premier doit rester une archive publique, le second est une archive privée librement transmissible. La mise en vente à l'hôtel Drouot des archives du château de Saint-Point, dans lesquelles étaient mentionnés les testaments de Lamartine et de son épouse avait ému les conservateurs des archives nationales. Une enquête a donné l'occasion de vérifier la présence au Minutier central des notaires de Paris et aux Archives départementales de Saône-et-Loire des "vrais" testaments olographes, c'est-à-dire de ceux visés par les tribunaux et déposés chez les notaires pour le règlement des successions. Les documents mis en vente n'étaient en fait que des copies sur papier libre. Des archives précieuses, certes, mais parfaitement privées. Vous avez lu ici même l'histoire d'une très onéreuse réintégration d'actes notariés signés Richelieu. Le cas est loin d'être isolé. La Commission des Archives Notariales du très sérieux Conseil Supérieur des Archives fait état de plusieurs réintégrations de minutes notariales passant en vente publique. Ainsi, après expertise, une procuration de 1789, signée Rohan-Guéménée et mise en vente à l'hôtel Drouot a été revendiquée avec succès par la direction des Archives de France. Cet acte avait été détourné du minutier du...
NOTE PLUS RECENTE
Avec vous des droits sur le trône d'Angleterre ? Nos amis britanniques ne plaisantent pas avec la généalogie. Jugez vous même : une association anglaise recherche carrément les prétendants au trône d'Angleterre, si Guillaume de Conquérant n'avait pas envahi l'île en 1066 ! Oui, et pour cela, elle fait appel aux généalogistes. Mais, direz vous, il est occupé le trône d'Angleterre, il y a même toute une liste de successeurs à la très digne Elisabeth, à commencer par son fils Charles, son petit-fils William... Vous n'y êtes pas. Il s'agit de retrouver les descendants de l'obscur Edgar Aetheling, né vers 1051 qui fut le dernier roi d'Angleterre écarté par le duc Guillaume ! L'association English Heritage part de l'histoire : Edgar était le dernier descendant mâle de la maison royale du Wessex. Il fut désigné roi d'Angleterre par son grand-oncle Edouard le Confesseur. A la mort de ce dernier en 1066, il ne fut pas couronné, car considéré comme trop jeune. Harold II lui fut préféré, mais il devait mourir peu après la bataille d'Hastings qui donna la victoire à Guillaume le Conquérant. Le jeune Edgar se soumit au vainqueur, mais ses droits ayant été usurpés, sa descendance, s'il en a eu une, a peut-être revendiqué le trône d'Angleterre. Une annonce demandant de se faire connaître est parue dans plusieurs journaux en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Australie, en Allemagne et en Norvège. Vous pouvez envoyer vos prétentions, assorties de preuves généalogiques à l'adresse Internet http://www.english-heritage.org.uk/server/show/nav.10807. Et surtout ne prenez pas trop au sérieux ce genre d'histoire dont sont surtout friands les généalogistes les plus crédules : aucune généalogie sérieuse ne peut remonter aussi loin, à part peut-être celle de la reine d'Angleterre déjà détentrice de ce trône tant convoité !

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