Un infatigable chercheur, un homme profondément original et créatif vient de nous quitter à l'âge de 88 ans. Pierre Bovyn, bien connu des généalogistes successoraux avait fondé en 1980 un cabinet de recherche d'héritiers qui allait devenir l'Office Généalogique Bovyn-Dechnik (OGBD). De cette alliance de deux noms imprononçables (dire "bovine-deknik"), le sien accolé à celui de son épouse Christa, d'une modeste entreprise bretonne devenue en quelques années l'un des leaders du secteur, Pierre Bovyn avait réussi le tour de force de faire l'interlocuteur incontournable de notaires confrontés à des successions sans héritiers connus. Chaque année, des centaines de dossiers sont réglés, des milliers d'ayants-droits héritent d'un petit (ou d'un gros) pactole, grâce aux recherches généalogiques menées par ce cabinet.
Rayonnant d'abord autour de son point d'ancrage de Rennes, l'OGBD a rapidement conquis toute la Bretagne, puis une grande partie de l'Ouest de la France, avant de s'attaquer au reste du pays, ouvrant tour à tour des agences à Grenoble, Chartres, Dijon, Niort, Lyon, Paris, Nice... Petit parmi les grands, pionnier de la relation avec ses interlocuteurs du notariat, ce généalogiste a réussi à hisser son entreprise au rang des 5 premiers noms de la généalogie française. Jamais avare d'innovation, il avait été le premier à miser sur la qualité du service, poussant OGBD dans la démarche de certification jusqu'à l'obtention en 2004 de la norme ISO-9001. Du jamais vu dans ce monde peu enclin à prouver son savoir-faire...
Que dire de son caractère ? Pierre Bovyn aimait donner à lire aux notaires l'actualité de son cabinet... sous forme de bande dessinée (OGBD Le Journal). Chercheur obstiné de la vérité, il avait poursuivi durant des années une quête d'ayants-droits à priori impossible, dressant au fil du temps, avec ses collaborateurs, un tableau généalogique impressionnant de plusieurs centaines d'héritiers. Pierre Bovyn était donc un homme au caractère bien trempé, fier de son indépendance, et qui malgré tout détestait la division. Aussi, quand la possibilité de rejoindre une instance professionnelle ouverte à tous et représentative de l'ensemble de la profession (l'Union des syndicats de généalogistes), s'était ouverte, il l'avait approuvée avec enthousiasme.
Pierre Bovyn n'est plus. Il a pu exercer son activité jusqu'au bout ou presque : à 85 ans, il participait encore à la gestion active de l'Office. Mais en homme avisé, sans doute éclairé depuis tant d'années par les conséquences des successions non préparées, il avait confié depuis longtemps la responsabilité opérationnelle de l'entreprise à son épouse et à son fils. Ses qualités humaines, sa persévérance, son efficacité, sa manière originale de réfléchir aux problèmes et de les régler sont des valeurs indélébiles de l'entreprise qui lui survit.
Bonne nouvelle, la carte des AD ayant placé de l'état civil sur Internet vient de s'agrandir. Regardez en bas de la carte, voici les AD des Alpes de Haute-Provence. Au menu, registres paroissiaux et d'état civil, tables annuelles et décennales, cadastre napoléonien et cartes postales anciennes !
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Et cinq nouvelles mises à jour ! Avec la Seine-et-Marne, le Nord, la Charente-Maritime, le Cantal et le Doubs, la carte comporte désormais 40 départements qui ont lancé un site Internet avec au moins les tables décennales et dans 99% des cas, beaucoup plus. Cette carte si utile donne le lien en un clic vers le site de chaque département avec AD en ligne. Deux accès possibles : soit en cliquant dans la carte sur les numéros des départements, soit en faisant dérouler la liste de tous les départements par le menu situé juste en dessous de la carte.
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Allez, un petit clin d'œil de rentrée : la Star'Ac inquiète sérieusement les généalogistes et particulièrement ceux qui fréquentent assidument les Archives Nationales. Je m'explique. La célèbre émission de télé-réalité va changer de plateau et quitter son château de Dammarie-les-Lys pour rejoindre durant 3 mois un lieu "plus central". Devinez où ? Dans l'hôtel Brossier, au cœur du quartier parisien du Marais, tout près de l'entrée des Archives Nationales. Du 11 de la rue des Quatre-Fils au 12 de la rue Charlot, il n'y a qu'un pas.
Quelle importance me direz-vous ? Mais mazette, vous ne connaissez pas les fans de cette émission ! Leurs clameurs pourraient bien troubler la quiétude de ce lieu où l'on chuchote plutôt qu'on ne parle... Galéjade ? Lisez plutôt dans le journal 20 Minutes la réaction des commerçants et l'organisation mise en place par la police pour contenir les éventuels excès de ce petit monde. Et vous verrez que l'inquiétude (modérée) de votre serviteur est bien justifiée. A moins que cette école télévisuelle ne change son nom et devienne la Genealogy Academy et que l'on n'envoie les élèves de cette institution s'instruire sur les bancs des archives nationales ?
Image : la métallerie de Champagne qui a refait la rampe d'escalier de ce bel hôtel du XVIIe siècle.
Enfin un peu de ménage dans l'incroyable capharnaüm qui règne outre-atlantique pour la commercialisation des kits ADN ! Le journal Le Monde nous apprend que la Californie tente d'encadrer l'activité des sociétés vendant des tests génétiques. Début juin, des lettres de mise en demeure ont été envoyées à 13 entreprises pour leur rappeler leurs obligations légales. En Californie, elles doivent obtenir un agrément et se soumettre à différents contrôles. Et tout test génétique à finalité médicale doit être prescrit et interprété par un médecin.
Je ne sais pas si vous êtes allé faire un tour sur les sites Web de ces boîtes, mais l'on vous propose tout et n'importe quoi. Vous pouvez connaître votre code génétique afin de détecter les maladies potentielles (avec assistance psychologique en option au cas où les nouvelles seraient mauvaises). Mais vous pouvez aussi faire votre généalogie par l'ADN afin de savoir d'où venaient vos aïeux du mésolithique ! Ce mélange des genres fait absolument... mauvais genre.
Cela nous laisse à penser qu'une législation stricte a du bon. Cela nous laisse croire aussi qu'une législation trop dure ne sert pas à grand chose. En France, tous ces tests sont évidemment interdits. Mais la généalogie génétique -qui a un réel intérêt et a peu de choses à voir avec la médecine- y perd beaucoup.
Photo : Fotolia
A l'heure où l'on parle de généalogie par l'ADN et de retrouver ses ancêtres du paléolithique par un simple prélèvement de salive, les habitants du 15e arrondissement de Paris (dont je suis) viennent d'avoir une belle surprise. Des archéologues de l'INRAP (*) viennent en effet de mettre à jour dans la rue Henry-Farman un site datant du Mésolithique, soit entre 9000 et 5000 ans av JC ! N'écoutant que ma curiosité, je viens d'aller y faire un tour et j'ai pu bavarder quelques minutes avec l'une des archéologues. On relève sur place des traces de peuplades nomades avec quelques armes, pointes de flèches en silex, grattoirs, restes de foyers ou os d'animaux. Ici, au bord de la Seine, on rotissait du cerf, du sanglier et du chevreuil, comme sans doute dans beaucoup d'endroits qui ont disparu. Mais ici, tout est resté enfoui sous des couches de limons dus au débordements de la Seine et au remblais dressé au XVIIIe siècle pour atténuer justement ces fameuses crues. Ce site est exceptionnel, on ne connaît en Ile-de-France qu'un autre gisement de chasseurs-cueilleurs de ce type (à Rueil-Malmaison). Il sera ouvert au public samedi 28 juin de 10 à 12h et de 14h à 18h. Les archéologues y donneront des démonstrations de taille de silex et de tir à l'arc mésolithique. Tout sera hélas détruit en 2009, c'est la loi du genre, pour laisser la place à un centre de tri de collecte sélective.
(*) Institut National de Recherches Archéologiques Préventives
Les archives de la Meurthe-et-Moselle ont ouvert leur site d'état civil en ligne. C'est l'occasion pour GeneaDeb de mettre à jour cette carte si utile qui donne le lien en un clic vers chaque département avec AD en ligne, y compris les départements et territoires d'Outre-Mer (quand ils en ont). Il y a toujours deux accès possibles. La carte donne les liens vers les 33 sites Web d'AD qui proposent de l'état civil ancien en ligne. Ou alors, faites dérouler la liste de tous les départements par le menu déroulant situé juste en dessous de la carte. Notez que la Meurthe-et-Moselle est le deuxième département après la Savoie à demander une participation financière aux généalogistes pour consulter l'état civil en ligne (2 euros les 24h et jusqu'à 30 euros pour 30 jours). L'association FranceGenWeb estimant que cette charge n'est pas justifiée, a lancé une pétition pour demander la gratuité. Elle se trouve ici.
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Il souffle un petit vent de nouveauté sur le site des archives départementales du Val-de-Marne. Le design et l'ergonomie ont été profondément changés, adoptant des couleurs plus vives, et sur le fond, de nouveaux outils font leur apparition. Du côté des sources généalogiques, vous trouverez toujours l'état civil, les tables décennales et le cadastre napoléonien. Parmi les nouveautés en ligne, les généalogistes consulteront avec intérêt la base d'orientation, les inventaires et le catalogue de la bibliothèque. Le site s'est également enrichi d'archives audiovisuelles (films ou témoignages sonores) et même de quiz pour tester ses connaissances sur les archives ! Mon avis : les bases d'orientation font appel à des notions trop compliquées pour le grand public avec des termes jargonnant de spécialistes (mots clés Motbis, thesaurus 2ème chance). Autre regret, le guide de recherches thématiques ne fonctionnait pas au moment où j'ai testé le site. Mais ces deux réserves ne doivent surtout pas vous empêcher d'aller sur ce site et d'user et même d'abuser de toutes ses possibilités de recherches !
A un mois de la fermeture pour un an des archives du ministère des Affaires étrangères au quai d'Orsay à Paris, une opération de déménagement sans précédent se prépare. Le ministère s'apprête en effet à rassembler sur son nouveau site de la Courneuve -un bâtiment de 27.000 m2 actuellement en construction- ses archives aujourd'hui dispersées sur 11 sites différents. Ce déménagement est sans précédent en raison de son ampleur (77 km linéaires) et de la nature même des archives : l'ensemble des accords et traités signés par la France depuis la guerre de Cent ans jusqu'à nos jours, les écrits d'hommes d'Etat, une photothèque remontant au début du Second Empire et une bibliothèque de 430.000 volumes... Précisons que les archives de Nantes et notamment l'état civil des français à l'étranger ne bougent pas. Au terme de ce déménagement par camions sécurisés, le site de la Courneuve devrait ouvrir ses portes au public "à l'été 2009", avec au moins une partie des collections. Dommage qu'il soit nécessaire de fermer la salle de lecture du quai d'Orsay pendant un an. Mais les actuels lecteurs de cette pièce (un étouffoir surchargé et surchauffé où l'on accède en réservant sa place) devraient apprécier les nouveaux locaux conçus par l'architecte Henri Gaudin : 156 places dans une salle de 820 m2, une salle spécifique aux microfilms et aux documents sonores, la bibliothèque avec ses 430.000 livres pour la première fois ouverte au grand public (elle est actuellement réservée aux agents du ministère), un auditorium de 220 places, des salles d'expositions...
Fermeture définitive de la salle des archives du quai d'Orsay le 1er juillet 2008, réouverture à la Courneuve : été 2009.
Les amateurs de séries US apprécieront cette petite info après tout très généalogique. L'actrice Lisa Kudrow que l'on a vue et revue dans la série Friends sous le nom de Phoebe se lance dans une forme de télé-réalité bien particulière. Elle a choisi de produire une émission dont le but est d'aller fouiller dans la généalogie des stars, afin bien sûr de les faire réagir à des informations surprenantes. Un lien de parenté avec son épicier, par exemple, comme le suggère le site Internet de Voici sur lequel je suis allé glaner cette info (allons, pas de fausse honte !).
Ce qui est intéressant, c'est que le concept a été racheté à l'émission britannique de télé réalité diffusée sur la BBC "Who Do You Think You Are ?" qui a connu un franc succès en Grande Bretagne. Or malgré de nombreux contacts et tentatives d'adaptations plus ou moins malheureuses, cela n'a jamais pris en France. Peut-être faut il pour intéresser les producteurs hexagonaux, attendre la validation, que dis-je, le tampon "made in USA" pour voir arriver ce genre de programme dans notre pays ? J'ai toujours pensé que cela pourrait fonctionner et les lecteurs de Généalogie Magazine semblent également apprécier la tournure (un peu) plus people qu'à pris la nouvelle formule de leur magazine préféré...
Une information provenant d'un lecteur de ce blog : les Archives des Deux-Sèvres vont être mises en ligne dès le 12 février 2008. Le site internet sera inauguré préalablement le 11 février. La salle de lecture sera fermée ce jour là pour permettre l'inauguration. Merci Cricri871, pour cette information qui va intéresser tous les généalogistes ayant des racines dans ce département et je dois avouer que j'en suis ! Mais n'oubliez pas, ce blog est tenu par un journaliste. Je sais, ce métier est parfois décrié et nous, scribouillards, avons parfois mauvaise presse. Cependant, toute information avant d'être publiée mérite d'être vérifiée et confortée. J'ai donc fait mon métier, pris mon téléphone et j'ai appelé le service des archives des Deux-Sèvres. Dans une atmosphère bouillonnante, digne des veilles de grands événements, j'ai pu recueillir plusieurs infos complémentaires.
La mise en ligne concerne :
Voilà pour le premier jet et c'est déjà énorme, car le site fourmillera également d'infos pratiques comme l'état des fonds. Viendront ensuite d'autres sources comme une série de cartes postales anciennes.
Une remarque : comme rien ne semble avoir été prévu pour gonfler la bande passante, il est possible que le site soit saturé les premiers jours. Mais la patience n'est-elle pas une vertu des chercheurs d'ancêtres ?
Le site sera consultable à l'adresse : http://archives.deux-sevres.com. Attendez le 12 février pour essayer, il n'y a encore rien au bout de la ligne. Ou patientez en lisant les pages du Conseil Général consacrées aux archives des Deux-Sèvres.
PS : A mes amis blogueurs et généalogistes, ce serait sympa quand vous reprenez des infos sur ce blog de citer vos sources et de mettre un lien vers la note source :))))
La version française de l'émission à succès "Who do you think you are ?" sera diffusée ce soir à 23h45 par M6. On y voit l'actrice Michèle Larroque parler de ses racines, de sa généalogie. Française par son père et roumaine par sa mère, sa famille a fait l'objet d'une recherche généalogique minutieuse tant à Nice et dans toute la France, qu'en Roumanie. C'est Myriam Provence, généalogiste bien connue qui a dirigé cette enquête. "Qui êtes vous vraiment" a été tourné il y a presque deux ans. Cet épisode unique n'aura pas de suite. Vous pouvez voir ici la video de présentation.
Voici une note en forme d'annonce : c'est le 11 décembre que le site des archives du Morbihan sera opérationnel et consultable GRATUITEMENT à l'adresse http://archives.cg56.fr/. En attendant, vous verrez s'afficher ce sympathique message d'attente. Le Morbihan a soigneusement étudié son calendrier de mise en ligne en n'oubliant aucun détail.
Le 11 décembre, vous aurez accès à l'intégralité des registres paroissiaux depuis le XVIe siècle, ainsi que les tables décennales de 1792 à 1902. Pour les registres d'état civil proprement dits, la mise en ligne se fera en trois temps. Dès l'ouverture du site, tous les registres des communes depuis Allaire jusqu'à Lanvaudan de 1792 à 1904. La deuxième tranche de Lanvenegen à Ploemel sera sur Internet au premier semestre 2008 et la dernière, de La Roche Bernard à la Vraie Croix, en 2009. Dans chaque commune, les internautes visualiseront un mini inventaire des sources d'état civil possibles avec les manques et les changements de noms.
En attendant, les généalogistes étudiant les communes en S, T ou V sont invités dès le 11 décembre (avec tous les autres chercheurs bien évidemment) à ronger leur frein en consultant l'INTEGRALITE de la presse ancienne du Morbihan de 1806 à 1940 ! Cela représente 181 titres et 390.000 pages, dont les ancêtres du Télégramme et de Ouest-France et par exemple le Nouveliste du Morbihan. Cerise sur le gâteau, ces textes sont en cours de reconnaissance optique, c'est à dire d'indexation par un logiciel (avec déjà 25.000 pages effectuées, le reste en 2008). Si bien qu'il ne restera plus qu'à taper un nom dans la petite case pour savoir si votre aïeul a été un jour cité dans l'un de ces journaux. Génial, non ? En tous cas, c'est une première.
En janvier, le Morbihan rajoutera le cadastre napoléonien, soit 6240 feuilles de plan de 1802 à 1901, consultables sur la même interface que celle du geoportail de l'IGN.
Les archives du Morbihan ont pensé à tout : prévoyant l'afflux des visiteurs, l'accès du site sera limité à 100 connexions simultanées à la base de données. Les internautes seront invités à se connecter à une autre heure. Toutefois, pour éviter les abus, un système déconnectera les internautes au bout d'une heure s'ils ne répondent pas présent au message d'alerte et sont par exemple partis faire leurs courses. Une sage précaution, quand on se rappelle des bousculades lors des inaugurations de sites précédents.
Les Hautes-Alpes rejoignent à leur tour le club de moins en moins fermé des sites Web départementaux d'archives en ligne. Discrètement, presque modestement, sans tambour ni trompettes, ce département vient de placer presque l'intégralité de ses actes, depuis ses origines (les registres paroissiaux) jusqu'à 1885 pour les registres d'état civil. Presque, car le département, comme bien d'autres n'a pas trouvé les moyens techniques de masquer les mentions marginales qui pourraient apparaître dans les registres de moins de 120 ans. Des mentions susceptibles de se référer à d'autres actes de moins de 100 ans eux. Aussi, les actes postérieurs à cette date sont ils uniquement consultables en salle de lecture, ce qui, soit dit en passant est une belle hypocrisie ! Une consolation attend cependant les généalogistes internautes : d'autres fonds seront numérisés dans un avenir proche par ce département qui a déjà réservé une bonne surprise : à l'origine ne devait être mis en ligne que l'état civil, les registres paroissiaux devaient attendre 2008. Une mention spéciale pour l'interface de consultation. Elle contient tous les outils dont un généalogiste a besoin pour travailler sur ses ancêtres. Outre la possibilité d'imprimer, la navigation est particulièrement réussie avec cette très utile fonction de loupe permettant d'agrandir une partie de l'image en toute souplesse.
La Bibliothèque Nationale Richelieu va être rénovée de A à Z. Certes, le site Richelieu n'est quand même pas devenu une coquille vide. Mais depuis 1998, date du déménagement d'une grande partie de ses collections vers le site Tolbiac-François Mitterrand, le lieu historique a perdu beaucoup de son prestige. Et surtout, il a été beaucoup délaissé et s'est dégradé. Au point de nécessiter une rénovation totale qui va enfin démarrer après 10 ans de tergiversations et d'incertitudes financières.
L'architecte Bruno Gaudin a été chargé de l'opération, qui s'élève à 150 millions d'euros. Les travaux de ce vaste chantier devraient commencer en 2009 et durer 5 ans. L'électricité sera remise aux normes (on y voyait naguère des fils de cuivre enroulés de tissu bitumé...), tout comme le chauffage et l'informatique. Les magasins seront rénovés et agrandis.
Pendant les travaux, les salles resteront ouvertes au public par rotation. Un détail va intéresser tous ceux qui sont sensibles à l'environnement : le développement durable va être intégré tant dans les solutions qui seront adoptées (matériaux, installations techniques…) que dans la conduite du chantier (lutte contre les nuisances sonores, traitement des déchets).
Pour les généalogistes qui n'ont jamais eu la curiosité de pousser la porte de cette vénérable institution, sachez que le site Richelieu abrite des copies (très partielles) de registres paroissiaux de Paris, quelques inventaires après décès, des registres de notaires, des dénombrements de population, des livres de raison. Pour l'étude des familles nobles, le Cabinet des Titres renferme les archives des généalogistes du roi, soit près de 6.800 volumes retracent les preuves de noblesse de milliers de famille (lPièces originales, dossiers bleus, Carrés d'Hozier…).
Photo : Guy Vivien/ BNF
Les gendarmes sont sur Internet ! Rassurez vous, ils ne sont pas là pour mesurer les dépassements de vitesse de votre connexion ADSL, mais pour ouvrir au grand public les archives de leur institution. Une première version test du portail des archives de la gendarmerie est en ligne. Sans ouvrir l'accès à des archives individuelles (qui intéressent évidemment les généalogistes au premier plan), elle livre un aperçu de l'ampleur des possibilités futures de recherches. Rappelons que le Services Historique de la Défense prépare une campagne de numérisation sans précédent. Le portail des gendarmes s'est fixé 2009 comme horizon pour une ouverture fonctionnelle.
Un nouveau centre de recherche mis à disposition des généalogistes va ouvrir ses portes jeudi 8 novembre. C'est à Paris (en fait à Pantin), au 22e étage d'une tour et vous y trouverez 8.000 revues et brochures généalogiques, 200 ouvrages généalogiques dont certains de référence sur DVD, et même de l'aide de bénévoles... Dissipons ce voile de mystère : il s'agit tout simplement du fond de la fédération française de généalogie. Pour commencer, ses heures d'ouverture se limiteront à deux jours par semaine, le lundi de 14h à 17h et le jeudi de 11h à 15h. Mais ensuite, il est prévu d'élargir ce créneau aux jours ouvrés des locaux de la fédération, c'est à dire tous les jours de la semaine.
Le + : l'entrée est gratuite.
Le - : elle est réservée aux membres des associations fédérées à jour de leur cotisation, sur présentation de leur carte.
Un gros papillon généalogique vient d'être racheté 300 millions de dollars par son principal actionnaire. Voilà une information qui pourrait nous laisser de marbre, car cela se passe bien loin de chez nous, à Provo dans l'Utah aux USA. Mais avec l'effet papillon, il ne faut jurer de rien. Sous la forme d'une fable mêlant histoire naturelle, généalogie et business, voici les faits grossièrement résumés :
- Un gros papillon vole tranquillement dans les airs depuis 1996. Sa principale activité est de rechercher sa famille.
- Comme il est malin, en 2001, il entend parler de nouvelles ailes généalogiques super rapides. Il s'en procure immédiatement une belle paire.
- 10 ans plus tard, en juillet 2006, il voyage beaucoup et il va chercher du pollen généalogique partout dans le monde. Il a placé des ailes relais dans plusieurs pays. En même temps, ces ailes, il ne les garde pas pour lui. Il a réussi à convaincre 2.5 millions de cousins devenus des clients à utiliser ce mode de transport généalogique super rapide.
- En 2007, les ailes généalogiques de notre papillon battent aux USA, en Grande-Bretagne, au Canada, en Australie, en Allemagne, en Italie et depuis peu en France et en Suède.
- Vu depuis la France, le papillon américain paraît bien éloigné et les papillons français qui ont la taille d'une mouche comparés à lui ne s'en inquiètent pas beaucoup.
Cette histoire a t-elle une morale ? En 1996, aucun papillon n'aurait pu prévoir le succès et l'efficacité des ailes généalogiques. En 2007, le battement d'aile d'un papillon de Provo dans l'Utah n'a guère de conséquences en France. Mais personne ne connaît les effets de l'atterrissage à long terme...
Merci à Jean-Yves qui a débusqué cette info reprise aujourd'hui par le Monde.
Dans la rubrique GénéaPeople, voici une info insolite pêchée sur le Web ce matin. Le peut-être futur président démocrate des Etats-Unis Barack Obama serait un cousin lointain de l'actuel vice-président républicain Dick Cheney. On sait qu'aux USA, le pouvoir est souvent une affaire de famille : les Kennedy n'ont pas réussi à avoir deux présidents, mais les Bush si, tandis que les Clinton y travaillent ardemment. Voici maintenant que tout est lié et tout est dans tout ! C'est la femme de Dick, Lynne Cheney qui aurait découvert le pot aux roses : Barack serait un cousin au huitième degré de son mari. Et comme d'habitude pour les américains, la France qui n'est jamais loin d'un mauvais coup, est responsable de ce mauvais mélange des genres entre démocrates et républicains. Oui, l'ancêtre commun, Mareen Devall serait un immigrant français, arrivé en Amérique au 17e siècle, selon le Chicago Sun-Times. Mme Cheney, férue de généalogie a fait cette découverte alors qu'elle rédigeait un ouvrage, "Blue Skies, No Fences" (Ciel bleu, aucune barrière), consacré au fait de grandir dans le Wyoming, l'Etat dans lequel le vice-président a passé une partie de son enfance. Connaissant l'habitude de nos amis mâcheurs de chewing-gum de bien vite américaniser les noms, il se pourrait que l'aïeul se nomme Marin ou Martin Duval. Vous imaginez rechercher ce nom dans un registre paroissial français ? Une aiguille dans une botte de foin !
Décidément, la généalogie intéresse de plus en plus de monde. Même l'acteur américain Robert De Niro a décidé de s'y mettre. Car figurez-vous, les origines de l'homme au patronyme italien ne sont pas si claires que ça. Au risque de décevoir ses fans de la Botte, "le parrain" a même avoué qu'il était sans doute plus irlandais qu'italien. Pour vérifier tout ça, Bob a décidé de se mettre sérieusement à la généalogie afin de retrouver un passé enfoui au plus profond de sa mémoire : « J’avais fait un voyage en Irlande en 1962 à l’âge de 19 ans, de l’autostop entre Dublin à Galway, et même quelques jours non loin des îles d’Aran, avant d’aller dans le sud… J’ai des ancêtres irlandais, et la famille dans ce pays. Je projette de faire des recherches très poussées pour compléter mon arbre généalogique »... (source : www.Pipole.net)
Pêché ce matin sur le site Second Life Observer. Une fois n'est pas coutume, ce petit clin d'oeil adressé à moi même... Ne me prêtez aucune intention commerciale, ce numéro de Généalogie Magazine n'est déjà plus en vente en kiosque !
Stéphane Cosson est partout ! Depuis quelques mois sur son "Généalogie blog", et aujourd'hui 24 mai, interviewé sur Europe 1 (écoutez en cliquant ici), ce généalogiste professionnel déborde d'activité et d'imagination. Il y a quelques semaines, en compagnie de son associé, il se présentait dans une interview vidéo et confiait ses projets. Regardez, il annonce même le lancement d'un numéro de téléphone SOS généalogie !
C'est une incroyable confusion que nous révèlent l'Express et France 5. Les généalogistes auvergnats de l'association Aprogemere qui avaient participé à une expérience scientifique de généalogie génétique, menée par des universitaires américains se sont retrouvés fichés dans une base de données de criminels. Une base exploitée par une entreprise privée et consultée par toutes les polices du monde ! Rien à voir avec l'accord donné pour une exploitation scientifique de leur ADN.
L'affaire est reprise sur le blog Inside the USA, écrit par un français ayant étudié à l'université de Penn State, celle là même qui a mené les tests génétiques en France. Le blog donne la parole à Marc Bauchet, un chercheur français lui aussi, qui défend son projet de recherche et avoue ce cafouillage. Depuis, les généalogistes ont été effacés de cette base de données, mais cette affaire en dit long sur les possibilités de mélange des genres dès qu'il s'agit d'ADN, de bases de données et de généalogie. On comprend la méfiance et parfois la frilosité de notre bonne vieille commission Informatique et Liberté !
Pour en savoir plus sur l'expérience du club généalogique auvergnat, c'est là, dans l'article de l'Express du 15 juin 2006 intitulé "Tout savoir sur nos origines" par Gilbert Charles et aussi chez nos amis de la Revue Française de Généalogie dans le numéro du mois de décembre 2006-janvier 2007, l'ADN révélateur des origines, sous la plume de Charles Hervis.
Lire l'article de l'Express du 28 mars sur les "apprentis sorciers du fichage ethnique" par Gilbert Charles.
Pour en savoir plus sur le documentaire de France 5 "Pistés par nos gènes", par Philippe Borel et Gilbert Charles, diffusé le 1er et le 4 avril.
Le serveur du ministère de la Culture, vous savez, www.culture.fr est une porte d'entrée bien pratique vers de multiples bases de données du même ministère. Il vient récemment d'être enrichi et comporte désormais 1,8 million de
données patrimoniales illustrées d'1 million d'images, issus du programme de
numérisation du patrimoine et de l'inventaire. Des
articles, des bibliographies, ou des visites guidées complètent
parfois les recherches. Ces oeuvres et documents sont détenus par des
musées, des institutions ou des bibliothèques. Le ministère prévoit
d'atteindre les 15 millions de données à l'automne prochain.
Pour mes recherches personnelles, j'y ai trouvé des documents
exceptionnels comme cette photographie du château de
Courseulles-sur-Mer, en pleine reconstruction avec les fonds des dommages de guerre, après le bombardement de 1944 (pour cause de
zone canadienne du Débarquement).
La bonne nouvelle, c'est que Culture.fr sera généalogique ! Dans sa prochaine livraison attendue en juin, l'onglet "Collections" comportera 11
millions de notices généalogiques rédigées en collaboration avec le
Canada. Oui, vous avez bien lu, 11 millions de notices généalogiques ! Décrivant et indexant des documents
d’archives particulièrement intéressants pour la généalogie, elles seront rassemblées dans des bases de données dites nominatives. Donc, on pourra les interroger par nom de famille ! En attendant, visitez déjà ce site très riche et apprenez à formuler des requêtes grâce au guide pour interroger l'onglet Collections du site Culture.fr.
C'est un généalogiste qui est à l'origine de cette affaire. En 2006, en consultant le site d'enchères E-Bay, il remarque des documents ressemblant à des archives publiques. Ces papiers anciens datent pour les premiers du XVIIIe siècle et vont
jusqu'à la fin du XIXe. Il s'agit de registres de délibérations
municipales, de documents cadastraux et autres correspondances communales. Tous
proviennent des archives de la même petite commune de Savoie. Interloqué, notre généalogiste alerte les archives de l'Ain, département où ces
documents sont proposés à la vente. Pour une fois, cette plainte ne se perd pas dans les méandres de l'administration.
L'Ain alerte la préfecture de Savoie qui
porte elle-même les faits devant le procureur de la République de
Chambéry. Suite à tout ce ram-dam, la gendarmerie diligente une enquête, perquisitionne au domicile du vendeur et saisit un lot d'actes anciens. Le procureur demande au directeur des Archives
départementales de la Savoie d'identifier les papiers saisis. Il en résulte une liste d'environ 300 documents d'archives communales. Le soufflé retombe un peu, aucun acte n'a de grande valeur historique. Mais leur place n'est décidément pas sur un site de vente aux enchères. Il semble que le brocanteur recherchait surtout des filigranes, marques de fabrique des papiers anciens.
Comment ces papiers sont ils arrivés entre les mains d'un brocanteur ? Par la négligence et l'ignorance tout simplement. Au cours de travaux dans l'ancienne mairie, les archives sont à la portée de vue des intervenants du chantier. Certaines sont emportées au domicile de l'un d'eux pour consultation, puis cédées à un premier brocanteur, à un deuxième...
Le 15 mars dernier, l'affaire passe devant la justice à Chambéry. Les archives de Savoie réclament la restitution des documents. Le brocanteur prétend les avoir trouvés en décharge publique. Sa version ne convainc pas le tribunal qui le condamne pour recel de documents d'archives publiques, avec dispense de peine, mais à une amende de 3.000 euros et ordonne la restitution aux Archives départementales.
La réponse judiciaire donnée à cette affaire marque un net changement d'attitude vis à vis des archives publiques. Autrefois, il n'était pas rare de voir ce genre d'affaires classées sans suite. On passe donc de l'indifférence à la dissuasion. Le feuilleton judiciaire n'est pas fini, deux autres affaires savoyardes du même type sont en cours d'instruction. Dans ce département, il y a eu 3 confiscations de documents en 2 ans. L'une d'elle aura sans doute une résonance accrue en raison de sa plus grande importance : ce sont TOUTES les archives anciennes d'une autre commune de Savoie qui ont été subtilisées...
Après l'affaire du brocanteur, le directeur des archives de Savoie appelle chacun à la même vigilance que ce généalogiste et met en garde contre tout achat, même de bonne foi. En cas de doute, mieux vaut se fendre d'un coup de téléphone aux archives, afin de vérifier si le document proposé est interdit ou non à la vente.
La généalogie devient une passion mondiale, touchant tous les peuples. Même les chinois s'y mettent ! Selon l'excellent "Quotidien du peuple", la bibliothèque de Shangai va publier sur Internet un catalogue généalogique contenant environ 50.000 arbres de familles chinoises.
Jusqu'ici, rien de bien original, nous avons en France, chez nous, des bases de données bien plus considérables ! Et d'ailleurs, sur cette annonce, je trouve les chinois un brin fanfarons. Selon M. Wang, porte-parole de cette bibliothèque, il s'agirait de la plus importante base de données du monde. Vraiment pas très modestes ces chinois. Ils ne doivent pas connaitre GeneaNet, Geneabank, Bigenet et Genealogie.com !
Non, là où les chinois me bluffent, c'est que ces 50.000 arbres retraceraient la vie et des histoires de familles chinoises datant... de mille ans ! Chapeau bas, nos Capétiens remontent à l'an 800, une dizaine de familles européennes tout au plus peuvent revendiquer une ascendance certaine en l'an 1000. Mais alors là, 50.000 familles chinoises...
Au fait Shangai, c'est pas un peu le Marseille chinois ?
PS : J'en profite pour dire à tous les amateurs d'acupuncture que je n'ai pas de lien de parenté direct avec Georges Soulié de Morant. Ce diplomate français en poste en Chine est l'importateur de l'acupuncture en France (et je crois dans le monde occidental). Georges était né Soulié et voulait se distinguer de son frère également écrivain. Il a ajouté à son nom celui de l'une de ses lointaines aïeules, issue d'une branche de la famille de Morant émigrée je crois aux Etats-Unis. Son histoire est racontée sur le site de son petit-fils.
Amis boursicoteurs et généalogistes,
Notrefamille.com est peut-être une bonne affaire ! Depuis le 22 février, cette
société a obtenu l'autorisation de s'introduire en bourse. Il y a en tout
522.000 actions mises sur le marché à un prix oscillant entre 10,64 € et 12,36 €.
Vous avez jusqu'au 7 mars pour réserver vos actions. Le prix des actions sera
fixé le lendemain et le début des négociations aura lieu le 14 mars sur
Alternext d'Euronext Paris.
Bien connue des généalogistes, NotreFamille.com se présente
comme étant le premier portail dédié à la famille et à la quête d’identité en France.
Elle regroupe les sites Internet Notrefamille.com, dédié à l’environnement
familial, Genealogie.com, au service des généalogistes francophones et
Cadeaux.com, une boutique en ligne spécialiste du cadeau personnalisé.
Avec ses trois volets, le portail annonce un total
de 41 millions de pages vues et 2,7 millions de visiteurs uniques en décembre
2006. La société emploie 22 collaborateurs et enregistre plus de 1,3 million
d’abonnés aux newsletters hebdomadaires. Elle a réalisé en 2006 un chiffre
d’affaires de 6,8 M€ en croissance de près de 60% par rapport à 2005 et a
généré une marge d’exploitation de 11,7%. Notrefamille.com ne gère aucun stocks
et externalise entièrement la production et la logistique de son offre produits.
PS : J'ai longtemps hésité avant de présenter cette information (et puis j'étais en vacances !). Mais c'est la première entreprise de généalogie à entrer en bourse. Quelque part, cela veut dire que les généalogistes pèsent un poids nouveau, qu'il existe un vrai marché, une économie de la généalogie, nouveau secteur d'expansion pour des entreprises.
Cette nouvelle nous vient d'Italie et elle fait sourire tous les généalogistes un peu sérieux. Un généalogiste italien affirme avoir retrouvé les descendantes de Mona Lisa, le modèle de la Joconde de Léonard de Vinci. Présentées comme les descendantes les plus directes de Mona Lisa, les deux sœurs Strozzi dont l'une est économiste, l'autre actrice seraient issues de la branche féminine de la famille Del Giocondo.
Descendantes, pourquoi pas. La démonstration du généalogiste italien semble même étayée par une recherche sur les archives de la famille, conservées à Florence. Des archives qui seraient passées de la famille Del Giocondo aux familles Del Garbo, Mozzi et finalement Bombicci-Pontelli et Strozzi.
Mais cet effet retombe comme un œuf sur le plat pour tous les généalogistes ayant déjà pratiqué la généalogie descendante. Mona Lisa ayant vécu dans les années 1500, ce n'est pas 2 descendants qu'elle doit avoir, mais plutôt des centaines et probablement des milliers ! La descendance par les hommes porteurs du nom Del Giocondo s'est éteinte à la fin du XVIIe siècle. Mais combien de femmes et puis d'hommes porteurs d'autres patronymes ont du sang de Mona Lisa qui coule dans les veines ? Je vous conseille, si vous avez des ancêtres italiens, de vous pencher sur la question !
Vous vous souvenez sans doute de cette histoire de vol de manuscrits à la bibliothèque nationale. Un conservateur de cette respectable institution avait été accusé de vol, notamment de bibles hébraïques inestimables. Selon Le Monde, l'affaire va passer devant la justice. Vous le savez, le thème de la disparition de documents anciens des collections publiques me touche particulièrement. Espérons que ce cas et la médiatisation qui l'accompagne jouera pleinement son rôle de dissuasion.
Vous qui êtes féru(e) de généalogie, peut être avez vous envie de partager votre passion avec des enfants, les vôtres, ceux de votre entourage, neveux et nièces? Et même aussi vos petits-enfants, car vous êtes nombreux à pratiquer la recherche d'ancêtres "en cheveux blancs"... Mais, direz vous, intéresser des enfants à la généalogie, vous avez déjà essayé et au bout de quelques minutes, les filles sont reparties jouer à la corde à sauter et les garçons faire du roller. Peut-être n'aviez vous pas bien préparé votre petit exposé, ni utilisé les bons outils ?
La généalogie à l'école est un thème d'étude de la fédération française de généalogie. Sur son site, vous trouverez des expériences de généalogie et de méthodes et des documents de travail. Le saviez vous ? La Fédération décerne le brevet du jeune généalogiste à tout jeune ayant reconstitué les 5 premières générations complètes de son ascendance (voir le dossier de candidature en fichier PDF).
Pour les scolaires, les archives départementales du Puy-de-Dôme proposent plusieurs ateliers pour généalogistes en herbe. Le site FranceGenWeb recense ici ce genre de projets pédagogiques. Enfin, ne ratez pas le très ludique kit de généalogie pour les enfants concocté par Genealogie.com. Vous pouvez télécharger ici des fiches de renseignements et un arbre généalogique à assembler (fichier PDF). Pour l'anecdote, dans une première version, l'arbre était en couleur. Il est repassé en Noir & Blanc à la demande générale des jeunes généalogistes qui souhaitaient le colorier !
Le livre d'anecdotes de généalogistes est un genre bien particulier. Et je peux vous dire que j'aime beaucoup ! Le dernier en date vient de sortir, il s'appelle tout simplement "Généalogistes, anecdotes de professionnels" aux Editions En Famille. Vous avez là 25 histoires extraordinaires racontées par ceux qui les ont découvertes en faisant des recherches généalogiques pour le compte d'autrui. Certaines se finissent mal comme celle du parricide sur l'échafaud. D'autres se terminent bien (Ah, le Rmiste qui reçoit un petit pactole !). Mais les plus étonnantes révèlent les bégaiements de l'histoire. Incroyable, un généalogiste a découvert un acte de mariage d'un M. Dreyfuss avec une demoiselle Jacusse répondant au doux prénom de Marie Aurore, 23 ans avant le célèbre "J'accuse" d'Emile Zola paru dans le journal "L'Aurore" à propos de l'affaire Dreyfuss !
Un livre de grandes passions mais à petit prix (15 €), disponible dans les librairies spécialisées, sur Geneanet ou bien à commander directement auprès de l'éditeur : En Famille, 40, rue Marcelin-Berthelot 92700 Colombes (+ 4 € de frais de port). Les Editions en Famille ont été créées par Laurence Cassedanne (Généalogie Magazine).
"Généalogistes, Anecdotes de professionnels", auteurs : Laurence Abensur-Hazan, généalogiste familiale à Paris, Jean-François Aupetitgendre, généalogiste familial à Nîmes (30), Jean-Pierre Cazaux, généalogiste familial à Boucau (64), Catherine Clausse, généalogiste familiale à Beaumont-sur-Oise (95), Stéphane Cosson, généalogiste familial à Albi (81), Annie Bouyer-Giroux, généalogiste familiale à Arrou (28), Xavier Guillemot, généalogiste successoral à Lorient (56), Jérôme Malhache, généalogiste successoral à Courbevoie (92) et Jérôme Jean-Michel Marchand, généalogiste successoral à Morsang-sur-Orge (91).
Ne m'en voulez pas si l'histoire qui va suivre n'a qu'un lien ténu avec la généalogie. Mais elle a un lien direct avec la famille et elle concerne des millions de familles françaises. De plus, elle est arrivée à un généalogiste professionnel bien connu : Luc Antonini (Généalogie Magazine, la Revue Française de généalogie, auteurs de nombreux livres historiques et généalogiques).
Dans un reportage de Lundi Investigation diffusé le 29 janvier à 22h45 sur Canal +, il témoigne de l'effroyable manière dont fonctionne le service des tutelles en France. C'est l'histoire vécue par sa propre mère dont la maison a été vendue à la moitié de son prix et dont le tuteur se servait de son compte pour payer les factures de chauffage de l'on ne sait qui.
Pour ma part, j'ai vécu le même genre d'histoire avec l'un de mes tantes, handicapée et malade. Elle a été dépouillée de tous ses biens et à son décès (suspect), il ne restait plus rien. Quant aux habitants de Chartres et de la région, l'aventure de Luc Antonini leur en rappellera une bien bonne, celle d'un généalogiste professionnel qui cumulait cette activité avec celle de gérant de tutelles. La généalogie familiale, les professionnels le savent bien, ne nourrit pas son homme. Celui-ci a fini par confondre ses propres intérêts avec ceux de ses "protégés" et le Tribunal de Grande Instance de Nanterre a dû lui demander des comptes.
Pour voir un extrait de Lundi Investigation avec le témoignage de Luc Antonini, c'est ici.
Les archives départementales de la Charente-Maritime ouvriront leur site Internet "fin 2007". Ce site sera gratuit et permettra aux internautes d'accéder à la totalité de l'état-civil ancien du département jusqu'aux années 1880. La numérisation (qui est en cours) se fait à partir des matrices de microfilms réalisées par les mormons dans les années 1980-1990, et par la suite, par le photographe des archives. L'intérêt de cette collection est sa bonne qualité d'origine et le fait qu'elle recoupe à la fois la collection du greffe et celle des communes.
Selon Benoît Jullien, directeur de ce service situé à La Rochelle, le programme prévoit deux phases de déploiement. "Dans un premier temps, les Cd-Roms seront consultables dans la salle de lecture des archives". Mais cette phase est conditionnée par la construction d'un deuxième bâtiment. En effet, la Charente Maritime présente la particularité d'ouvrir prochainement une deuxième salle de lecture à Jonzac, actuellement en construction. Quand le bâtiment sera livré et opérationnel en avril ou mai 2007, les Cd-Rom seront mis en consultation simultanément à Jonzac et à la Rochelle.
Le site Internet constitue le deuxième volet de ce programme. Lancé fin 2007, il sera gratuit, hébergé par les serveurs du Conseil Général, mais toute la partie technique aura été développée par la société Archimaine. Les généalogistes pourront également y consulter le cadastre, ainsi que d'autres données (notariat entre autres) déjà numérisées et disponibles sur le site France-Canada (Nouvelle France), en raison du fort intérêt des Canadiens pour leurs racines françaises et notamment de la Charente-Maritime.
Rien à voir avec un radar, mais les américains nous donnent encore une belle leçon de technique en inventant ce nouvel arbre généalogique à compléter en ligne, développé entièrement en technologie Flash. Pour l'instant ce n'est qu'une version beta, elle n'existe qu'en anglais, mais ce que j'ai pu essayer m'a donné l'impression d'avoir là un outil que j'avais toujours rêvé d'utiliser sans l'avoir trouvé. Et bien le voici.
Geni.com est un arbre dont les cases se remplissent à plusieurs niveaux. Il y a ce qui est visible, le prénom, le nom, puis derrière ce qui est invisible, mais apparaît dans d'autres modes de visualisation que l'arbre.
En bref, c'est très bien foutu, l'idée me semble excellente. Cela semble si simple... Il y a encore plein de défauts, des lenteurs, sans doute beaucoup d'incompatibilités et peu d'échanges (des difficultés à remplir certaines lettres comme le @ avec un clavier français par exemple). Essayez et venez dire ici ce que vous en pensez. Moi, je suis déjà conquis !
PS : une présentation de geni en français a été faite par Philippe Guerrier sur VNuNet.
Après une vague impressionnante de mise en ligne qui a vu l'éclosion de 18 sites Internet d'archives départementales utiles au généalogiste, il semble qu'il y ait une petite pause. Et j'ai envie de lancer les paris : quelle sera la prochaine ouverture, quel département nous fera ce beau cadeau numérique ?
Moi, je mettrai une option sérieuse pour le Maine-et-Loire dont l'état civil est totalement numérisé et sera en salle début février, consultable sur Cd-Rom. Selon mes informations, le site Internet pourrait ouvrir au deuxième semestre, peut-être au début de l'été, si toutes les questions techniques ont été réglées, notamment de savoir si ce sera payant ou non. Nous espérons tous que ce sera gratuit, bien sûr.
A moins que cela ne soit l'Eure, qui a déjà cessé l'envoi de tout microfilm en échange en
attendant l'ouverture de son site annoncé pour "le premier trimestre
2007".
Ou bien le Morbihan, annoncé lui aussi pour l'été, en version limitée aux communes de A à L.
Ou encore, la Meuse (55) dont l'état civil est quasi numérisé (info FranceGenWeb) et le site annoncé "à terme".
Si vous avez d'autres infos, des pronostics, n'hésitez pas à laisser vos commentaires...
Pour mémoire, les archives départementales suivantes proposent leur état civil en ligne, suivez les liens :
- Les Alpes Maritimes
- L'Ardèche en connexion haut-débit ou bien l'Ardèche en connexion bas débit
- Les Bouches-du-Rhône
- La Côte d'Or
- Les Côtes d'Armor
- L'Eure-et-Loir
- La Loire-Atlantique
- La Lozère (le site officiel est pas terrible, allez plutôt sur celui là)
- La Mayenne
- La Sarthe
- La Savoie (le seul payant)
- Le Tarn
- La Vendée
- La Vienne
- Le Val de Marne
- Les Yvelines
Je fais un cas à part pour l'Aube, car ce département ne propose
pour l'instant que les tables décennales, ce qui n'est qu'une
demi-solution pour les généalogistes. C'est ici pour les TD de l'Aube .
Je fais un autre cas à part pour la Haute-Loire, car dans ce département, on doit à l'association Gendep43 la mise en ligne des tables décennales de 1802 à 1902.
Plus de cent archivistes réunis pour parler de la création de sites Internet d'archives départementales, voilà un événement susceptible de faire sérieusement lever le sourcil à la communauté des généalogistes ! Pensez, lors des 6e rencontres annuelles de l'Association des Archivistes Français les 1er et 2 février à Marseille, il y aura là un bon nombre de directeurs et de cadres d'archives départementales. Tous en train de se poser la question non pas d'ouvrir un site Internet et d'y placer les archives numérisées, mais bien comment et quand le faire.
Régalez vous rien qu'à la lecture des thèmes abordés lors de ce colloque :
- "Un site Internet aux archives départementales : pourquoi, comment ?" par le directeur des archives de la Sarthe,
- "Les sites web des Archives départementales : que sont-ils,
comment évoluent-ils ?", par le responsable du département des publics à la
Direction des archives de France,
- "re
- "L'information documentaire et scientifique en ligne" avec la directrice des Archives des Hauts-de-Seine,
- "La publication électronique et la mise en ligne des
instruments de recherche archivistiques : où en est-on en France et à
l’étranger ?", par un
- "retour d'expérience avec le directeur des Archives départementales du Puy-de-Dôme, le directeur des Archives départementales de la Haute-Vienne, la
directrice des Archives départementales du Val-de-Marne, le directeur-adjoint des Archives départementales de Seine-et-Marne,
- "Internet, nouvelles relations avec le public et émergence de nouveaux publics", avec la directrice des Archives de l’Ain,
- "
- "retour d'expérience avec le directeur des Archives de l’Aube, le directeur des Archives de
la Vendée, la directrice des Archives des Yvelines,
la directrice des Archives municipales de Rennes
Précisons que tous ces orateurs font partie pour la plupart des pionniers de la mise en ligne des ressources utiles aux généalogistes comme l'état civil et le cadastre. Espérons qu'ils sauront convaincre leur public.
Une petite info : afin d'éviter de fonctionner en vase clos, les archivistes accueilleront volontiers le grand public, les 1er et 2 février 2007 aux Archives/Bibliothèque Départementales des Bouches-du-Rhône. Si vous avez envie de faire entendre votre voix... Demandez le programme, il est ici.
Mon ancêtre était paludier, son père était mulquinier et sa femme matrone ? Les contrats de mariage recèlent parfois de vraies perles. Mais nos pauvres esprits si rapides pour comprendre qu'un webmaster s'occupe d'un site Internet et qu'un trader travaille avec la bourse ont bien du mal à saisir quelles pouvaient être ces professions d'autrefois.
Pour vous y retrouver, le site genealogie.com vient de mettre en ligne un très utile dictionnaire des métiers d'autrefois. Avec 113 définitions de professions, il est tiré d'un ouvrage de Marie-Odile Mergnac aux Editions Archives & Culture. Vous y lirez qu'un paludier n'est pas un malade du paludisme, mais un travailleur du sel de la région des marais, un mulquinier n'est pas un mesquin, mais désigne au XVIIIe siècle un ouvrier du Cambresis qui tisse les batistes, ces toiles fines de lin utilisées pour l'habillement. Enfin, une matrone est bien sûr une sage-femme et non pas une personne de sexe féminin au fort caractère...
L'accès à ce dictionnaire est entièrement gratuit et se fait par l'onglet Comment débuter et par le lien Métiers d'autrefois. Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez également acheter le livre dédicacé par son auteur.
Voila un sujet que j'aborde régulièrement avec mes amis généalogistes. Mais pourquoi donc parle t-on si peu de généalogie à la télévision et surtout si mal ? Un des plus beaux ratages fut il y a quelques mois, c'était en 2005 je crois, une émission catastrophe présentée par la pourtant délicieuse Daniela Lombroso Isabelle Giordano : Tous cousins. Un navet complet ou la malheureuse Muriel Robin se trouvait des pseudo-origines nobles italiennes. Elle en grinçait d'un mauvais rire tellement elle était mal a l'aise, consciente que tout cela sonnait très creux et très faux. Passons sur la prestation sans intérêt de Florent Pagny, révolté alors par sa feuille d'impôts et qui se découvrait "en direct" un cousin bandit, décapité ou pendu, je ne sais plus. Résultat de cette émission frelatée : le grand public a vite zappé sur une autre chaine, les généalogistes sont restés jusqu'au bout, attendant vainement que l'on parle de généalogie.
Mais le regard de la TV est peut être en train de changer si l'on en croit le projet lance par Arte. La chaine lance un appel à candidature que j'ai plaisir à relayer ici. Sur les traces du passé sera une série documentaire proposant à des généalogistes amateurs de réaliser une enquête approfondie sur l'histoire de leur famille, aidés par des généalogistes professionnels. Il s'agit là d'une enquête de plusieurs mois afin de lever des secrets de famille, de dissiper des légendes ou mystères familiaux en bref de se lancer vraiment dans cette passionnante aventure de la généalogie. Un signe de sérieux qui ne trompe pas, Arte demande des candidats débutants n'ayant mené que des débuts de recherches et non des généalogistes confirmés. Faites vite, vous avez jusqu'au 10 janvier pour vous inscrire !
PS : Pardon pour ce message sans accent, je vous écris depuis le 8e étage d'un immeuble de l'angle de la 86e rue et de Madison a New York, je n'ai pas encore trouvé comment on tapait les accents !
PS 2 : Ce n'est pas encore l'heure du retour en France, mais j'ai retrouvé les accents !
Quel
généalogiste n'a pas eu un jour l'immense déception de voir une page de
registre arrachée ? C'est toujours précisément celle comportant le mariage tant
recherché d'un aïeul introuvable par ailleurs. Cette pratique était hélas courante
au XIXe siècle et encore au milieu du XXe siècle. Elle se fait plus rare en
raison d'une meilleure prise de conscience (on l'espère) et sans doute aussi
d'une meilleure surveillance. Mieux même, cette vigilance s'accompagne de toute
une politique de réintégration, voire de rachat.
Vous avez lu ici même
l'histoire d'une très onéreuse réintégration d'actes notariés signés Richelieu.
Le cas est loin d'être isolé. La Commission des Archives Notariales du très
sérieux Conseil Supérieur des Archives fait état de plusieurs réintégrations de
minutes notariales passant en vente publique.
Ainsi, après expertise, une procuration de 1789, signée Rohan-Guéménée et mise en
vente à l'hôtel Drouot a été revendiquée avec succès par la direction des
Archives de France. Cet acte avait été détourné du minutier du notaire
Gondouin, avec les trois quarts des actes de l'année 1789. De même, un marché
de transport de pierre au château de Fontainebleau, passé en 1632 avec
l'architecte Androuet du Cerceau, a repris le chemin des Archives
départementales de Seine-et-Marne qu'il n'aurait jamais dû quitter.
Plus
amusant, les services redécouvrent de temps en temps des archives
que l'on croyait disparues. Par exemple, un lot de 19 minutes d'actes,
concernant la famille d'Angennes entre 1582 et 1617, a subi un transfert de
quelques mètres. Aux archives nationales, il a été déménagé depuis la section des
Archives privées jusqu'au Minutier central des notaires. Ces minutes (qui avaient été
réellement volées sans doute au XIXe siècle) avaient été achetées en 1960 avec
d'autres documents de statut privé sans qu'on ait pensé alors à les réintégrer
dans leur fonds d’origine.
Toutefois, il ne faut pas confondre un acte original et sa copie. Le premier doit rester une archive publique, le second est une archive privée librement transmissible. La mise en vente à l'hôtel Drouot des archives du château de Saint-Point, dans lesquelles étaient mentionnés les testaments de Lamartine et de son épouse avait ému les conservateurs des archives nationales. Une enquête a donné l'occasion de vérifier la présence au Minutier central des notaires de Paris et aux Archives départementales de Saône-et-Loire des "vrais" testaments olographes, c'est-à-dire de ceux visés par les tribunaux et déposés chez les notaires pour le règlement des successions. Les documents mis en vente n'étaient en fait que des copies sur papier libre. Des archives précieuses, certes, mais parfaitement privées.
Lire la suite "Rohan, Fontainebleau, Lamartine, des actes volés ? " »
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais cette fin d'année généalogique est placée sous une sorte de signe "noblesse et cotillons". Il n'y a pas un jour sans apprendre la sortie d'une base de données de blasons, d'une autre de faire-parts... Deux produits tout récemment mis sur le marché vont particulièrement intéresser les généalogistes en quête de leurs racines nobles. Car vous ne le savez peut-être pas, mais tout généalogiste a de fortes chances de tomber un jour sur une famille noble dans ses ancêtres. C'est statistique, je publierais une note sur le sujet prochainement.
Bien connu des généalogistes avides de "sang bleu", le Cd-Rom de la Descendance capétienne reprend du service. Il s'agit d'une base de données recensant tous les descendants d'Hugues Capet dont la filiation est encore représentée. C'est la 11e édition de ce Cd-Rom. A ce jour, il contient 150.000 personnages tous descendants du fondateur de la dynastie. Parmi eux, Giscard et Mitterrand, Bernadette Chirac, Georges "W" Bush, Céline Dion et peut-être vous ? Le Cd-Rom est complété d'un tableau armorié illustrant les armes de 60.000 personnes.
Le second produit généalogique est le Dictionnaire de la Noblesse d'après La Chesnaye-Desbois en DVD. Vous retrouvez sur ce petit bout de plastique les 19 volumes de cet incontournable de la recherche nobiliaire. Pas mal, quand on sait que l'original en livre est introuvable ou bien à des prix ahurissants (5.000 euros ?). Cette version DVD offre un double intérêt. Tout d'abord elle contient les additions et corrections du comte de Chastellux (mort en 1917). Ce généalogiste passionné avait poursuivi la recherche de la Chesnaye-Desbois sur des centaines de familles. Ensuite, le DVD fera l'objet d'une réédition annuelle complétée des ajouts souhaités par les généalogistes eux mêmes. Tout comme la Descendance Capétienne, c'est donc une oeuvre contributive. Suivez les liens !
Je lisais ceci sur le blog de FranceGenWeb et malgré mon admiration pour Lafayette, mon sang n'a fait qu'un tour (rien d'inquiétant, Guillaume :)). L'année 2007 sera bien sûr avant tout l'année Vauban ! On célébrera le 30 mars 2007 le tricentenaire de sa disparition. Et le programme est déjà bien nourri :
En janvier : lancement de l'année Vauban par un lâcher de ballons à l'image du maréchal dans toutes les villes qui possèdent une fortification édifiée par Vauban. En fonction des conditions météo, envol de montgolfières depuis certaines villes fortifiées.
24 janvier : Cérémonie aux Invalides.
25 janvier : Colloque à l'Ecole Militaire "Vauban : une intelligence au service de la France".
Concert de la Garde Républicaine dans l'Eglise des Soldats des Invalides. Ce même jour, lancement d'un jeu-concours national sur Vauban.
8 février : A l'Hôtel de la Monnaie de Paris, présentation d'une monnaie et de médailles commémorant Vauban. Colloque sur l'oeuvre écrite de Vauban.
29 mars : Exposition dédiée à Vauban dans l'Eglise du Dôme des Invalides présentant objets personnels, tableaux, statues, armes inventées par lui, originaux des manuscrits de ses œuvres et de ses correspondances les plus célèbres avec le Roi , Louvois, Colbert...
30 mars : Messe solennelle dans l'Eglise des Soldats avec un requiem dédié au Maréchal de Vauban.
Présentation du timbre réalisé par La Poste, pour commémorer le tricentenaire de la mort du Maréchal de Vauban, avec flamme postale du premier jour dans le Salon d'honneur de l'Hôtel National des Invalides.
17 mai : XXe congrès de l'Association Vauban sur le thème :" Vauban dans son for intérieur ", avec visite des fortifications de Besançon et des châteaux lui ayant appartenu (la tour d'Epiry, les châteaux de Vauban, de Bazoches, de Marcilly, d'Aunay).
Et il y en aura comme ça tout au long de l'année !
A noter, l'association Réseau des sites majeurs de Vauban plaide pour l'inscription des fortifications de Vauban au patrimoine mondial de l'Unesco. Le dossier sera déposé en janvier.
Mais si je suis attaché à Vauban, c'est bien sûr à cause de ça.
Votre famille a t-elle un blason ? Pour le savoir précipitez vous dans une bibliothèque généalogique et consultez un armorial. Pour aller plus vite encore, allez sur le site Genealogie.com. Il vient de mettre en ligne une base de données de 120.000 blasons.
D'où vient cette liste impressionnante ? De l'armorial de Rietstap, cet héraldiste hollandais qui a publié à partir de 1861 le fruit de ses recherches. Rietstap a notamment repris bon nombre d'armoriaux régionaux de France principalement, mais aussi de Belgique, Suisse, Hollande, Allemagne, Autriche et quelques autres pays, mais de manière plus anecdotique. Le problème, c'est que Rietstap s'est "contenté" de faire des descriptions de blasons. Par exemple, "de gueule aux trois lions d'argent". Pas très visuel tout ça.
D'où l'idée de MM. Victor et Henri Rolland de mettre en image ces belles descriptions. A partir de 1903, ces distingués héraldistes ont publié un "Supplément à l'armorial de Rietstap" en illustrant plus de 110.000 blasons issus des descriptions. Problème là encore, ils ont tout publié en noir et blanc ! Pas facile d'interpréter, si l'on ignore par exemple que les traits horizontaux signifient d'azur, donc la couleur bleue...
La troisième étape a donc été la mise en couleur à partir de 1993 par Lionel Sandoz, un peintre héraldiste suisse qui a passé dix ans de sa vie à colorier les écus des Rolland. Enfin, Genealogie.com, soucieuse de proposer un produit généalogique original, a fait scanner et indexer les blasons en couleur. Ils sont proposés depuis aujourd'hui 1er décembre à la vente sous trois formes.
Tapez votre patronyme dans le moteur de recherche. Rietstap a décrit tant et tant de blasons qu'il est rare de ne pas trouver votre nom dans cette liste. Attention, cela ne veut pas dire qu'il s'agit précisément du blason de votre famille. Le blason appartient à chaque famille et il vous appartient d'en vérifier les droits.
Une fois votre blason identifié, il apparaît en version réduite, légèrement floutée et barrée d'un "watermark", une pancarte de Genealogie.com. Pour le télécharger en version A4, il faut vous acquitter de la modeste somme de 6,90 €. Et si vous n'osez pas faire graver votre blason sur les portières de votre véhicule comme les aristocrates sur leur calèche au XVIIIe siècle, peut-être aurez vous envie de boire votre café dans un mug à vos armes ou de balader votre souris sur un tapis armorié, c'est possible contre la modeste contribution de 9,90 € (tarifs de lancement jusqu'au 15 décembre, frais de port non compris).
On l'aura compris, cette base de données offre une double utilité : s'informer sur l'existence de blasons de telle ou telle famille et s'amuser avec l'héraldique en la faisant revivre non pas sur les champs de bataille, mais sur des objets quotidiens !
Un dernier mot sur Genealogie.com. Le site a mis en ligne un dictionnaire du blason avec explications des règles héraldiques et un petit logiciel pour créer votre blason en direct (auteur : Ségolène de Pas). Et ça c'est gratuit.
GeneaNet vient de sortir de son chapeau une nouvelle base de données -payante celle-ci-, il s'agit de 400.000 faire-parts, accessibles dans l'onglet "Collections" du portail. Quel intérêt pour les généalogistes ? Tout simplement retrouver des cousins, lointains ou proches. Un faire-part, c'est l'annonce d'un événement familial, naissance, mariage ou décès. Cette pratique, née au XVIIIe siècle dans les milieux de la noblesse, s'est généralisée à la bourgeoisie tout au long du XIXe siècle pour toucher aujourd'hui tous les milieux. Or, ce bristol fourmille d'informations généalogiques. Le nom de la personne (née, mariée ou décédée) est encadré par toute sa parentèle.
Par exemple, dans les années 1880, des faire-parts de plusieurs pages, donnent des listes impressionnantes de parents, cousins, oncles, neveux, nièces et tantes. Ce sont autant d'éléments familiaux susceptibles de vous aider à construire votre généalogie. Les faire-parts sont également très appréciés pour les lieux géographiques et donnent parfois les adresses complètes des familles. Idéal pour ensuite retrouver la piste de cousins perdus de vue.
La base de données est constituée de 500.000 faire-parts de la collection de la bibliothèque généalogique. 400.000 environ sont en ligne, le reste a été provisoirement retiré de l'accès public, notamment tous les faire-parts de mariages de moins de 50 ans et de naissances de moins de 100 ans. Si vous êtes concerné par un faire-part en ligne et que cela ne vous convient pas, vous pouvez le signaler et demander à être retiré en cliquant sur ce lien.
Quelques bugs mineurs sont signalés. L'indexation n'a pas été faite en France (mais par des francophones). Aussi, quand une famille très parisienne du XVIe arrondissement donne son adresse avenue d'Eylau, sans préciser que c'est à Paris, l'indexation a inventé une nouvelle ville française : Eylau ! Tout ceci, ainsi que quelques doublons est en cours de révision.
Le prix ? Les faire-parts sont visualisables et téléchargeables moyennant un système de forfait et de points (attention, vous ne recevrez pas de faire-part imprimé, mais un fichier image de celui-ci) :
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Pack frêne | 190 points | 19 € | ![]() |
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Pack hêtre | 380 points | 38 € | ![]() |
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Pack chêne | 700 points | 65 € | ![]() |
Les faire-parts de naissance et mariage coutent 30 points, les décès, souvent plus riches en informations coutent 50 points. Tout a un prix, mon pauv' Mossieur.
PS : Il y a quelques années, une initiative du même genre avait vu le jour et un site appelé www.lesfaireparts.com avait même été lancé, mais l'adresse ne répond plus.
J'aime bien suivre mes dossiers. Aussi, après une enquête rigoureuse (:))), je peux vous annoncer que le jeudi noir de la généalogie, c'est fini ! Enfin, depuis lundi dans la journée (et non pas samedi comme annoncé par Archimaine), c'est le retour à la normale pour les pages Internet d'accès à l'état civil ancien des départements. Cinq des six sites qui ne fonctionnaient plus depuis le 22 novembre sont opérationnels ce soir, mis à part le site de la Côte d'Or qui fait encore des siennes, mais qui devrait revenir dans l'ordre dans les heures à venir.
Le reste, c'est à dire les sites des archives départementales de l'Eure-et-Loir, la Sarthe, la Vienne, le Val de Marne, la Savoie est d'ores et déjà remis en fonction.
Tranquillement installé devant votre PC, venez feuilleter la Gazette Web. C'est le dernier né de la galaxie Histoire & Généalogie, le site animé par Thierry Sabot. J'avais écrit il y a quelques années que Thierry avait ressuscité le principe de la veillée au coin du feu. Là, c'est encore mieux, vous feuilletez un illustré calibré sur la vie quotidienne de nos ancêtres. Feuilletez est à prendre au sens littéral dans la rubrique "C'est arrivé ce jour là", car vous pouvez vraiment tourner les pages de l'album photos.
Nota : l'épisode montré ici, l'expulsion manu militari en 1903 des pères chartreux est une partie de l'histoire de France soigneusement enfouie dans la mémoire collective et dont l'auto-critique n'a pas encore été faite :))).
Comme d'habitude, Thierry nous donne à lire des moments pris sur le vifs, parfois très crus comme le récit de la grande famine de 1693-1694. La comparaison en nombre de victimes de cette famine avec le nombre de morts de la Guerre de 14-18 n'est pas absurde.
Toujours empreinte de références, la Gazette nous donne une leçon de fabrication de cierges "à la cuillère". Issu de ses tiroirs, Thierry Sabot nous sort également un général oublié, Raoul de Boisdeffre (avec photos, s'il vous plaît). Y a t-il une parenté avec l'actuelle directrice des Archives de France Martine de Boisdeffre ?
Soyons futiles avec le law-tennis. Vous connaissez le law-tennis, l'ancêtre du tennis ? Eh bien Thierry, non seulement il connait, mais en plus il a des photos et c'est très beau, le law-tennis.
Poser des questions, apporter des réponses, intriguer son public, le tout s'appuyant sur la démarche rigoureuse de l'historien, voilà bien l'esprit de Histoire & Généalogie. La Gazette parait tous les trois mois toutes les semaines sur Internet et bien sûr, elle est gratuite !
Moi qui croyais annoncer une bonne nouvelle avec la mise en ligne de l'état civil ancien de la Loire-Atlantique sur Internet ! Je lisais cet excellent article de Frédéric Thébault sur le blog GeneaNet où notre auteur passe en revue le fonctionnement de ce site. Et j'en profitais pour réviser ma liste des 15 autres départements français dont l'état civil est lui aussi en ligne.
Quelle surprise ! 6 sites sur les 16 existants sont en panne aujourd'hui ! Heureusement, la panne n'affecte pas le dernier né (le département 44), mais apparemment la Cote d'Or, l'Eure-et-Loir, la Sarthe, la Vienne, le Val de Marne et même la Savoie, le seul site payant. Et pourquoi ces sites sont-ils en panne ? En raison de leur succès, c'est plutôt rassurant. Mais ce qui l'est moins, c'est qu'ils soient en panne en même temps, car faisant appel au même prestataire informatique. Ils ont mis tous leurs oeufs généalogiques dans le même panier !
Voici la mini-enquête à laquelle je me suis livré ce matin jeudi 23 novembre 2006. Il va de soi que je suis pour vous cette brulante actualité minute par minute et vous tiendrais au courant de la remise en service de ces sites. J'ai mis les liens directs vers les pages de consultation (et mes commentaires, car vous allez voir, entre la théorie et la pratique, tout n'est pas rose au pays du haut-débit) :
- Les Alpes Maritimes (ça marche)
- L'Ardèche en connexion haut-débit ou bien l'Ardèche en connexion bas débit (ça marche)
- Les Bouches-du-Rhône (ça marche)
- La Côte d'Or (le site est momentanément suspendu, voir le message des AD ici)
- Les Côtes d'Armor (marche mieux avec le navigateur Internet Explorer, dommage pour FireFox)
- L'Eure-et-Loir (décidément, pas de chance, le serveur est en panne aujourd'hui)
- La Loire-Atlantique (c'est tout nouveau, tout beau et ça marche)
- La Lozère (le site est compliqué, fragile, il n'aime pas Firefox, mais ça marche). Allez plutôt sur ce site là, il marche encore mieux !)
- La Mayenne (ça marche)
- La Sarthe (hi, hi, ils nous font aussi le coup de la panne pour 24 heures !)
- La Savoie (Même en payant, ils nous font aussi le coup de la panne pour 24 heures ! )
- Les Yvelines (ça marche)
- Le Tarn (il est nécessaire de s'inscrire, mais tout est gratuit et (ça marche)
- La Vendée (ça marche)
- La Vienne (encore le coup de la panne !)
- Le Val de Marne (en panne aujourd'hui)
Je fais un cas à part pour l'Aube, car ce département ne propose pour l'instant que les tables décennales, ce qui n'est qu'une demi-solution pour les généalogistes. C'est ici pour les TD de l'Aube et ça marche.
Je fais un autre cas à part pour la Haute-Loire, car dans ce département, on doit à l'association Gendep43 la mise en ligne des tables décennales de 1802 à 1902. C'est bien évidemment gratuit et ça marche aussi.
Un truc ringard, du bruit, de la foule et au final pas grand chose ? Erreur ! Un salon généalogique c'est au contraire une occasion unique de rencontrer d'autres généalogistes, d'aller poser ses questions aux associations faisant des recherches sur son terroir d'origine. Et aussi, disons le tout net, d'accéder gratuitement aux bases de données d'ancêtres. Car lors des salons de généalogie, les associations viennent avec leurs cd-rom de données dans leurs bagages. Il suffit de demander si votre arrière-grand-père n'y figure pas et peut-être aurez vous la surprise de remonter d'un coup de cinq générations. Voici un petit montage sans commentaires pour voir ce qui se passait samedi 18 novembre 2006 vers 15 heures à la Garenne Colombes. Tranches de vies...
Comme promis, la surprise du week-end, c'est l'apparition de la vidéo sur Geneadeb ! Celui qui ouvre le bal, c'est Jean-Marc Daudans, l'organisateur du salon de généalogie de La Garenne Colombes. Désolé, j'ai besoin d'apprendre un peu de technique, je ne maîtrise pas encore bien le montage, ni les coupes. La vidéo est livrée "brut de pomme", mais je crois que cette séquence est quand même intéressante. Si elle peut vous donner envie d'aller à la Garenne Colombes. Je poste ce soir samedi 18 novembre, car la manifestation dure jusqu'à demain dimanche 19 novembre à 17 heures. L'entrée est gratuite.

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